Les hôtes prestigieux du Mesnil-Saint-Denis...
     
 

Marie de Rabutin-Chantal

Marquise de Sévigné

1626-1696

Femme de lettres

       
Liée à la famille Habert de Montmor par une ancienne amitié, elle vint au château demander l'hospitalité, au retour d'une visite à l'abbaye de Port-Royal des Champs, où elle était allée rendre visite à Monsieur d'Andilly et à son oncle le Chevalier de Sévigné qui y mourut. C'était le 25 janvier 1674 comme l'atteste la lettre qu'elle adressa à sa fille Madame de Grignan, le lendemain. Jean-Louis Habert de Montmor fut l'hôte de Madame de Sévigné dans son château de Grignan, en décembre 1694 et contribua au mariage de sa fille Françoise-Marguerite, comtesse de Grignan.
     

Jean Hamon

1618-1687

Médecin janséniste

       
Jean Hamon, l'un des maîtres de Jean Racine, vint au château en 1663 soigner Claude Joly, évêque d'Agen, qui séjournait chez Monsieur de Montmor.
     

Pierre Gassendi

1592 - 1655

Philosophe et astronome

       
Ami de la famille Habert de Montmor qui l'accueillit en 1653 dans son hôtel de la rue du Temple à Paris, ce philosophe épicurien formait avec Diodati, La Mothe, Le Vayer et Naudé un petit groupe qui reçut le sobriquet de "la Tétrade". Il fut le premier à observer le passage de Mercure devant le soleil et effectua au château du Mesnil-Saint-Denis d'août à octobre 1654 des observations sur les comètes. Mais on a surtout retenu son oeuvre philosophique, controversée, et notamment celle qui l'opposa à Descartes de 1641 à 1642. Il avait pour disciple Cyrano de Bergerac. Il mourut le 24 octobre 1655. L'inventaire après décès fut établi le 26. Le 17 novembre de la même année fut dressé l'inventaire d'une caisse rapportée du château du Mesnil-Saint-Denis, contenant les manuscrits du défunt et la première lunette astronomique que Galilée lui avait offert.
       

Claude Joly

1607 - 1700

Evêque d'Agen

       
Docte, curé de l'église Saint-Nicolas des Champs à Paris de 1653 à 1664, Grand Chantre de Notre-Dame de Paris. Il devient évêque d'Agen de 1665 à 1678. Il fut l'auteur de plusieurs ouvrages religieux : "Prônes et sermons" ; "Devoir du Chrétien" ; "Divers mémoires sur la Fronde" ; "Mémoire sur le Cardinal de Retz" ; "Avis chrétiens et moraux pour l'institution des enfants"...et un ouvrage contre Mazarin, qui lui a valu beaucoup d'ennuis "Recueil de maximes véritables et importantes pour l'institution du Roy contre la fausse et pernicieuse politique du cardinal Mazarin, prétendu sur-intendant de l'éducation de Sa Majesté" 1652.
Il fut le parrain de Claude-Madeleine Habert de Montmor, fille de Henri-Louis Habert de Montmor, future épouse de Bernard de Rieu, baron de Saint-Michel de Lanais.
Il vint au Mesnil en 1663 et fut soigné au château par le médecin janséniste Jean Hamon.
       

Philippe de Champaigne

1602 - 1674

Peintre

       
Peintre d'origine bruxelloise, célèbre du XVIIe siècle, il peignit en juin 1649 les sept enfants d'Henri-Louis Habert de Montmor, alors qu'il se trouvait à Port-Royal des Champs. Cette oeuvre est aujourd'hui conservée au Musée de Saint-Denis à Reims, et est considérée comme l'un des plus beaux portraits de groupe d'enfants. Philippe de Champaigne était un peintre de décorations monumentales, nous retenons aujourd'hui avant tout son art du portrait qui trouve son aboutissement dans ceux de Port-Royal, tel celui de sa fille, soeur Catherine de Saint-Suzanne, soeur de Port-Royal.
     

Mère Angélique Arnaud

1591 - 1661

Abbesse de Port-Royal des Champs

 

     
Jacqueline-Marie Angélique Arnaud, en religion Mère Angélique Arnaud fut abbesse de Port-Royal des Champs dès l'âge de quatorze ans, et réforma son abbaye à dix sept. Elle est la fille d'Antoine Arnaud, surnommé "le Grand Arnaud"  [1560-1619] théologien et controversiste célèbre. Ayant rétabli la clôture de l'abbaye le 19 avril 1609, elle décide, seule, de fermer les portes du monastère à sa famille.. Le 25 septembre 1609, elle refuse d'ouvrir à son propre père et au reste des siens, venus la visiter comme à leur habitude. La confrontation, terrible, est connue sous l'appellation de « Journée du Guichet » qui devait rester célèbre dans les Annales du jansénisme. Peu d'années après, elle introduisait le jansénisme dans sa maison, et son histoire se confond désormais avec celle du jansénisme. Elle a laissé divers récits et un recueil de lettres que l'on trouve dans les Mémoires pour servir l'histoire de Port-Royal.

C'est à deux reprises que l'on retrouve le nom de la Mère Angélique Arnaud dans les registres d'état-civil de la commune du Mesnil-Saint-Denis, où elle est mentionnée en qualité de marraine lors de deux baptêmes célébrés pour le premier le 30 janvier 1605, l'autre le 17 septembre de la même année.
     

Henri Le Bret

1618 - 1710

Prévôt de la Cathédrale de Montauban

       
Henry Le Bret est de loin le personnage le plus célèbre ayant habité le petit hameau du Mousseau, situé sur la commune du Mesnil-Saint-Denis. Il s'engagea en qualité de mousquetaire dans la compagnie des gardes de M. de Carbon de Casteljaloux avec son camarade et ami Cyrano de Bergerac. La carrière militaire des deux hommes dura peu de temps, de 1638 à 1641, puisqu'en août 1641 Cyrano reçut en effet un coup d'épée à la gorge au siège d'Arras. Fort incommodé par les blessures de son ami, Henry Le Bret quitta avec ce dernier les armes, et se consacra à l'étude du droit et obtint le titre de conseiller au Parlement. Vers 1656, un an après le décès de Cyrano il devint prêtre et finit nonagénaire comme grand prévôt de la Cathédrale de Montauban en 1663. Brillant homme de lettres, il nous laisse ses nombreuses études sur l'histoire générale et locale et plus particulièrement les deux volumes de son "Histoire sur la ville de Montauban". Mais il est également l'auteur d'oeuvres de controverse, de nombreux recueils de discours et de lettres. Enfin, nous lui devons surtout la publication posthume des oeuvres de Savinien de Cyrano de Bergerac, son ami, seigneur de Mauvières et de Saint-Forget, paroisse voisine et non pas de Bergerac en Dordogne. Le 9 août 1710 l'ancien prévôt terminait sa longue et laborieuse carrière, à l'âge de 93 ans, dont plus d'un demi-siècle passé à Montauban, sa ville d'adoption où il fut inhumé.
     

Savinien de Cyrano de Bergerac

1619 - 1655

Homme de lettres

       
Savinien de Cyrano est né à Paris le 5 mars 1619. Ce n'est que plus tard qu'il ajoutera à son nom celui de Bergerac, lieu-dit du village de Saint-Forget où résidaient ses parents, au château de Mauvières. Il reçut de 1625 à 1631 avec Henri Le Bret l'éducation de Noël Bertault, curé du Mesnil-Saint-Denis, que Cyrano surnommait "ombre de Sidias". Abandonnant l'armée Cyrano suit en 1641 les cours de Gassendi et fréquenta les cercles littéraires, dont celui d'Henri-Louis Habert de Montmor. On lui doit "Le pédant joué" (1647), "Autre monde : l'Histoire comique des Etats et Empires de la Lune" (1649), "L'Histoire comique des Etats et Empires du Soleil" (1650) qui ne seront publiés qu'en 1662 par Henry Le Bret. Réfugier auprès de sa tante Catherine de Cyrano et de sa cousine, Mme de Neufvilette, au couvent des Filles de la Croix, il les quitte pour aller mourir le 28 juillet 1655, auprès d'un cousin, Pierre de Cyrano, à Sannois, près d'Argenteuil.
     

Jean de La Quintinie

1624 - 1688

Agronome

       
Célèbre agronome à qui Louis XIV confia la création d'un jardin potager à Versailles (1678 à 1683). C'est dans l'acte de mariage d'Augustin Auger et d'Henriette Bellieu le 8 juin 1677 que l'on retrouve le nom du célèbre intendant des jardins du roi au Mesnil-Saint-Denis.
     

Jean Chaillou de Thoisy

1613 - 1695

Docteur de Sorbonne
Doyen du chapitre de Beauvais

 

     
Jean Chaillou de Thoisy, fils de Jean, maître de la Chambre des Comptes, et de Lucrèce de Lesrat, fut reçu docteur de Sorbonne le 19 avril 1644. Il fut fait doyen du chapitre de Beauvais en 1651. Il donna sa démission en 1672, et mourut à Paris le 8 mai 1695. Il fut inhumé aux Minimes de la Place Royale.

C'est le 23 janvier 1657, que Jean Chaillou de Thoisy vient assister au mariage de Jean Séguier, chevalier des Ordres de Notre-Dame du Mont-Carmel et de Saint-Lazare de Jérusalem, avec Anne du Puy, fille de Clément du Puy, lieutenant dans l'artillerie et de Catherine de Longueval, dame d'honneur de Madame la duchesse de Nemours.
La célébration du mariage eut lieu en l'église du Mesnil-Saint-Denis en présence de Jacques Séguier, seigneur de La Verrière, garde des Offices de France, maître d'hôtel ordinaire du Roi, conseiller en ses conseils d'Etat et Privé ; de Jacques Séguier, chanoine de Chartres puis aumônier du roi et théologal en l'Eglise de Paris (il sera nommé en 1671 évêque de Nîmes) ; de Catherine de Longueval et de son frère César Louis du Puy.
     


Claude Dupuy

1545 - 1594

Humaniste - Bibliophile

 

     

Si les frères Dupuy, Pierre et Jacques, sont célèbres dans le monde des livres et des bibliothèques, il n’en est pas de même pour leur père Claude. Longtemps resté dans l’ombre éclipsé par la renommée de ses fils, il est pourtant à l’origine de la belle collection de livres que Louis XIV acceptera en 1656. Cette dernière regroupe plus de 9.000 volumes imprimés, 260 manuscrits et une énorme quantité de pièces juridiques, historiques et littéraires, et forme encore aujourd’hui à la Bibliothèque de France le fonds Dupuy.
Lié d’amitié avec l’humaniste Adrien Turnèbe [1512-1565], l’érudit Denis Lambin [1516-1572], l’écrivain Jean Dorat [1508-1588], le jurisconsulte Jacques Cujas [1520-1590], desquels il avait suivi les leçons, en amitié avec Montaigne [1533-1592], qu’il avait connu aux grands jours de Guyenne, avec le Président de Thou, son parent, avec le philologue Nicolas Rigault [1577-1654], avec Guillaume du Bartas [1544-1590], avec Pierre Pithou [1539-1596] et les autres écrivains salés de la Satyre Menippée, avec les frères Sainte-Marthe, en un mot, avec tous les beaux esprits et la plupart des hommes d’Etat de l’époque, Claude Dupuy, naquit à Paris en 1645 et connu une belle ascension personnelle. Il fit ses humanités et se passionna pour le grec. En 1564, il quitte Paris pour étudier le droit à Toulouse, puis va suivre à Bourges les cours de Cujas. En 1566 il fut reçu avocat au Parlement de Paris. En 1570, il entreprend un voyage en Italie, où il rencontre Alde Manuce dit le Jeune [1547-1597] à Venise et travaille à la bibliothèque vaticane. De retour à Paris, il est désormais un humaniste accompli. Après que les guerres de religions mirent le pays à feu et à sang, il prit parti de la tolérance et se rapprocha des Politiques. En 1576, il est nommé conseiller au Parlement de Paris, et participe à la Chambre de Justice de Guyenne (1581-1584) et fit partie des quatorze magistrats chargés d’appliquer le traité de Paix de Fleix qui mit fin à la septième guerre de religion. Lors de la journée des Barricades le 12 mai 1588, les ligueurs s’emparent de la capitale. Sur décision du Conseil des Seize, Claude Dupuy est incarcéré le 16 janvier 1589  à la Bastille comme d’autres parlementaires royalistes. Il y passa deux mois puis il s’enfuit clandestinement au Mesnil-Saint-Denis avec toute sa famille chez sa sœur Judith Dupuy [décédée au Mesnil-Saint-Denis le 18 septembre 1602] épouse de Claude Séguier, maître des Eaux et Forêts, seigneur du château de La Verrière. (Claude Séguier est l’arrière petit-fils d’Etienne Séguier qui est le grand-père du futur garde des Sceaux, Pierre Séguier).
Sa femme, Claude Sanguin, nièce du Président Christophe de Thou [1508-1582] et de Nicolas de Thou [1528-1592] évêque de Chartres, donne alors naissance à son huitième enfant. Prénommé Claude, il sera baptisé le 28 mai 1590 en l’église du Mesnil-Saint-Denis.
C’est dans une bible, conservée à la Bibliothèque Nationale, que nous trouvons mention de ce baptême. En effet, Claude Dupuy y annote scrupuleusement la naissance de chacun de ses dix enfants.
Voici ce qu’il nous dit : « Claude nasquit à La Verrière le lundi 28e de mai 1590, entre cinq et six heures du matin, et fut baptisé le mesme jour en l’Eglise du Mesnil-Saint-Denis, et présenté au baptesme par mon neveu Dantilli, mon fils Christophe et ma nièce Judith Séguier, ses parrains et marraine ».
Réintégré au Parlement le 29 mai 1591, il assiste le 27 février 1594 au sacre du roi Henri IV à Chartres, et meurt quelques mois plus tard le 1er décembre 1594.
Ses fils, Pierre Dupuy [1582-1651] et Jacques Dupuy [1591-1656] furent gardes de la Bibliothèque du roi, archivistes, passionnés par l’histoire et la politique. Ils fondèrent une prestigieuse académie privée des belles-lettres que l’on appellera « le cabinet des frères Dupuy », et qui fut à l’époque l’académie la plus célèbre de toute l’Europe.

     

Dominique de Ligny

1619 - 1681

Evêque de Meaux

 

     
Dominique de Ligny, seigneur de Marsilly, fils de Jean et de Charlotte Séguier, soeur du chancelier Pierre Séguier, est né à Paris en 1619. Il fut d'abord conseiller du roi et grand maître des eaux et forêts de France, puis fut nommé coadjuteur de l'évêque de Meaux en 1658, il fut sacré et prit possession de cet évêché le 9 mars 1659. Il mourut le 27 avril 1681 à Meaux, et fut remplacé par Bossuet.

Sa soeur, Magdelaine de Sainte Agnès de Ligny, avait été abbesse de Port-Royal. Dominique de Ligny fut aussi un ami des religieuses de Port-Royal et leur rendit bien des services, et prit généreusement leur défense. Il contribua beaucoup à la paix de l'Eglise en 1668, et il fut un des illustres prélats qui ne voulurent entendre à aucun accommodement, que les religieuses de Port-Royal n'y fussent comprises.

C'est le 24 avril 1645, que Dominique de Ligny vînt au Mesnil-Saint-Denis assister en qualité de témoin, au mariage de Jean Vialart, seigneur de Herces, La Forêt-de-Civry, Saint-Lubin et Gressey, conseiller du roi en ses conseils d'Etat, avec Anne Séguier, fille de Jacques Séguier, seigneur de La Verrière autrefois lieudit de la commune du Mesnil-Saint-Denis.
     


Louis de Buade de Frontenac

1620 - 1698

Gouverneur du Canada

&

Madame de Frontenac
Anne de la Grange-Trianon

1632-1707

       
Louis de Buade, comte de Palluau et de Frontenac, filleul de Louis XIII, est né à Saint-Germain en Laye. Nommé en 1672 Gouverneur général de la Nouvelle-France, Acadie, Terre-Neuve et autres terres de l'Amérique septentrionale. Le comte de Frontenac accomplit au Canada une oeuvre remarquable et mourut à Québec en 1698. Par ses exploits militaires il rétablit la fortune de la France en Amérique. Sa soeur Henriette de Buade de Frontenac fut l'épouse de Henri-Louis Habert de Montmor. Sa femme Anne de la Grange-Trianon (1632-1707) cousine de madame de Maintenon, seconda sous la Fronde l'activité de mademoiselle de Montpensier et la décida à écrire ses mémoires.
     


Jacques Levasseur de Neré

1662 - 1723

Ingénieur militaire en Nouvelle-France
 

     

Jacques Levasseur de Neré, né vers 1662 entre à l’académie royale à Rennes en 1680. En 1684, il rejoint le corps des ingénieurs royaux. Entre 1691 et 1693, il assiste à plusieurs sièges avec l’ingénieur Vauban. Le 1er mars 1693, il est nommé pour remplacer Robert de Villeneuve comme ingénieur royal de la Nouvelle-France. Constatant l’état mauvais des fortifications de Québec à son arrivée dans la colonie, il décide de construire une enceinte de pierre pour entourer la ville, de construire une redoute au Cap-Diamant, et de construire des batteries à la basse ville. Après un séjour en France de 1697 à 1700 à cause de son état de santé, il se lance activement dès 1701 dans l’élaboration de plans de défense du Canada. Ses tracés recevront alors l’approbation royale et une somme importante couvrant les frais lui fut allouée. En 1706, son état de santé empirant, il rentre en France où il y séjournera durant un an avant de rejoindre Québec. En 1709, bien que les travaux des fortifications ne fussent pas encore terminés, il décide de prendre sa retraite et de retourner en France.  Il s’installe alors au château de La Verrière, propriété que Gabriel Henry Levasseur, conseiller du roi et maître en sa chambre des comptes, avait acheté à la famille Séguier, le 7 avril 1696.

Marié avec Marie-Françoise Chavenault, il aura dix enfants, dont l’une des filles, prénommée Marie-Madeleine Louise, sera la filleule de Louis de Buade de Frontenac, gouverneur de Québec. Cette dernière épousera Henry Albert de Saint-Vincent, baron de Narcy.  C’est à l’occasion du baptême de leur fille Françoise Henriette, que le 26 septembre 1720, Jacques Levasseur de Neré signe en qualité de parrain le registre d’état-civil du Mesnil-Saint-Denis. La marraine de l’enfant sera son épouse Marie-Françoise Achile Chavenault.
Le 8 août 1699, une autre de ses filles, nommée Anne-Henriette Levasseur de Neré est inhumée dans l'église du Mesnil-Saint-Denis, et le 12 janvier 1702, c'est sa fille Geneviève, âgée de six ans qui décède au Mesnil-Saint-Denis. Elle sera inhumée le lendemain dans l'église.
En 1721, la famille Levasseur de Neré vend le château de La Verrière, et Jacques Levasseur de Neré décède peu de temps après à Paris vers 1723.

     

Pons-Charles de Lauzières
Marquis de Thémines

1553 - 1627

Maréchal de France
 

     
Pons-Charles de Lauzières, marquis de Thémines, baron de Lauzières et de Gourdon, rendit de grands services aux rois Henri III et Henri IV, dans leurs guerres ; signala son courage au combat de Villemur en 1592, réduisit à l'obéissance du roi le pays de Quercy, dont il fut Sénéchal et Gouverneur. Il fut fait capitaine de 50 hommes d'armes des Ordonnances, Chevalier des Ordres en 1595, et après 40 ans de service, et avoir arrêté le Prince de Condé au Louvre, le 1er septembre 1616, il fut créé Maréchal de France et en fut récompensé le même jour par une gratification de cent mille écus. Il combattit les protestants à Montauban en 1621, à Tonneins en 1622, et à La Rochelle en 1627. Il fut nommé Gouverneur de Bretagne le 23 juin 1627, et mourut le 1er novembre 1627 à Auray (Morbihan).

Son fils Charles, seigneur de Lauzières épousa le 16 octobre 1618 à Paris, Anne Habert de Montmor, fille de Jean Habert de Montmor, seigneur du Mesnil-Saint-Denis.
C'est le 2 octobre 1628, que ce dernier vînt au Mesnil-Saint-Denis assister en qualité de parrain au baptême d'une prénommée Marie. La marraine sera Marie Habert, épouse de Louis d'Aloigny, marquis de Rochefort.  
     


Philippe II, duc d'Orléans


1674-1723


Régent de France

       
C'est dans la lettre adressée par Sophie Gay à sa fille Delphine Gay de Girardin, en septembre 1842, que nous apprenons que le Régent, Philippe II duc d'Orléans, vint fréquemment souper au château du Mesnil-Saint-Denis chez la comtesse du Fargis, alors propriétaire des lieux. Jean-Louis du Rieu du Fargis, comte du Mesnil-Habert Fargis, fut l'un des roués favoris du Régent et, à ce titre, assistait régulièrement aux soupers galants du Palais-Royal.
Fils de "Monsieur" frère de Louis XIV et de Charlotte-Elisabeth de Bavière, la princesse Palatine, Philippe d'Orléans présida aux destinées du royaume de 1715 à 1723.
Il instaure une politique d'apaisement dans les domaines diplomatiques et religieux. Sa principale innovation économique est l'encouragement d'un système d'émission de papier-monnaie monté par le financier Law en 1716. D'une grande intelligence, il était cultivé et avait témoigné de réelles qualités militaires. Homme de plaisir, sa résidence du Palais-Royal était une assemblée de libertins. Fêtes, bals masqués et mascarades s'y succédaient joyeusement. Quand le roi Louis XV fut déclaré majeur en février 1723, à treize ans et demi, le duc cessa d'être Régent ; il succomba à une crise d'apoplexie, le 2 décembre 1723.
       
       



l'abbé Claude-Pierre Goujet

1697 - 1767

Ecrivain - Historien

       
C'est le 14 juillet 1764 lors des obsèques de Marguerite Rayé, qui assurait la fonction de maîtresse d'école pour l'instruction des jeunes filles de notre paroisse, que vînt dans notre commune l'abbé Claude-Pierre Goujet. Il fut alors l'hôte de Charles de Selle, conseiller honoraire au Parlement de Paris et seigneur du Mesnil-Saint-Denis.

Né et mort à Paris, l'abbé Claude-Pierre Goujet, fit chez les jésuites, d'excellentes études. Il prit en 1705 l'habit ecclésiastique, et osa soutenir dans sa thèse de licence des principes condamnés par la bulle Unigenitus. En 1719 il entra dans l'ordre des oratoriens. Peu après, il fut nommé chanoine de Saint-Jacques l'Hôpital. Erudit de premier ordre et compilateur acharné, l'abbé Goujet a laissé plus de soixante ouvrages : Vies des Saints
(1730) ; Dissertations sur l'état des sciences en France depuis la mort de Charlemagne jusqu'à celle du roi Robert (1737) couronné par l'Académie des inscriptions ; édition du Dictionnaire de Richelet (1738) ; Bibliothèque française (1740), son ouvrage le plus connu ; Mémoire historique et littéraire sur le Collège royal de France (1758) ; Mémoires historiques et littéraires de l'abbé Goujet (1767). Son jansénisme lui nuisit pendant toute sa vie. Quand il voulut publier son Supplément au Dictionnaire historique de Moréri, le cardinal de Fleury voulut lui imposer des modifications ; plus tard, Fleury s'opposa à son admission à l'Académie des inscriptions (1735) ; enfin, en 1737, il empêcha la continuation de la Suite de la bibliothèque des auteurs ecclésiastiques de Dupin qu'avait entreprise l'abbé Goujet. On possède encore un grand nombre d'éloges historiques et de biographies rédigées par l'abbé Goujet; il a, de plus, laissé un catalogue raisonné en six volumes des livres de sa précieuse bibliothèque (au nombre de 10.000 ouvrages) qu'il avait mis cinquante ans à réunir et qu'il dut vendre à la fin de sa vie.
       
       

Louis-François de Bausset

1748 - 1824

Evêque - Ecrivain
Membre de l'Académie Française

       
Louis-François de Bausset, évêque et écrivain, est né à Pondichéry en 1748 et décédé à Paris en 1824. Il était évêque d'Alais au moment de la Révolution, il fut député du Languedoc à l'Assemblée des Notables, et fut  incarcéré en 1792 dans le couvent de Port-Royal et fut libéré à la chute de Robespierre. En 1815 il fut nommé pair de France, membre de l'Académie Française en 1816, cardinal en 1817, ministre d'Etat et commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit. Il a laissé entre autres ouvrages une Histoire de Fénelon [1808-1809] (Prix décennal de l'Institut) et une Histoire de Bossuet [1814].

Il était allié à la famille de Selle par le mariage d'Adélaïde Constance de Selle (fille de Marcellin-François de Selle et la cousine de Charles-François de Selle, comte du Mesnil-Saint-Denis) avec Mathieu-Nicolas, marquis de Bausset, ministre plénipotentiaire à Saint-Pétersbourg.

C'est le 12 floréal An IX (22 avril 1801) que celui-ci signe le registre d'état-civil en qualité de témoin lors du mariage d'Albert Joseph de Selle Beauchamp (fils de Maurice de Selle Beauchamp et d'Albertine Alegonde Tarteron de Montier) et de Emilie Joséphine de Selle (fille de Charles-François de Selle et de Anne-Thérèse Faudran de Taillade), célébré en l'église du Mesnil-Saint-Denis.
       
       

Jean-Baptiste Huzard

1755 - 1838

Vétérinaire
 Directeur de l'Ecole vétérinaire d'Alfort

 

       
C'est le 11 prairial de l'An IX (31 mai 1801) que Jean-Baptiste Huzard, vînt dans notre commune assister au mariage de sa cousine Marie-Anne Gabriel Yvoré avec Michel Denis Bergé, cultivateur.

Jean-Baptiste Huzard, né en 1755 et mort en 1838, dirige la profession vétérinaire durant le Premier Empire et une partie de la Restauration. En 1795, il fut élu membre de l'Académie des Sciences puis de l'Académie de Médecine. Il devient alors le directeur de l'Ecole vétérinaire d'Alfort, où il y était entré au moment de sa création en 1769 à l'âge de 13 ans. Membre de la commission d'agriculture et inspecteur général des écoles vétérinaires, il fit adopter en 1794 l'enseignement de l'agriculture.
Par ses différentes actions en tant qu'inspecteur général des Ecoles vétérinaires, d'expert aux tribunaux de commerce parisiens, il pose le fondement de la jurisprudence vétérinaire et ouvre ainsi la voie vers une plus large reconnaissance du statut du vétérinaire, qui passe de simple artisan au statut de notable.
Il remporta plusieurs prix à la Société royale de médecine pour des mémoires de pratique insérés dans ses recueils. Il est l'auteur de nombreuses brochures dont l'une, "Instruction sur les soins à donner aux chevaux, 1794", fut diffusée par ordre du Comité de salut public à plus de 60 000 exemplaires.
       
       
       

Sophie Gay

1776 - 1852

Femme de lettres

       
C'est dans une de ses lettres qu'elle écrivit le 20 septembre 1842 à sa fille Delphine Gay de Girardin épouse d'Emile de Girardin, que l'on apprend que cette femme de lettres vint dîner un soir chez ses amis la famille Gauthier alors propriétaire du château du Mesnil-Saint-Denis. On lui doit de nombreux romans : "Laure d'Estell" 1802, "Léonie de Montbreuse" 1813, "Anatole" 1815, "la Duchesse de Châteauroux" 1834, des pièces de théâtre, opéras comiques et comédie, dont "le Marquis de Pomenars" 1820 et d'innombrables articles. En 1833-1834 elle dirigea les Causeries du monde. En dépit d'une situation financière assez difficile sous la Restauration et la Monarchie de Juillet, son Salon ne cessa pas d'être fréquenté par les écrivains et les artistes parmi lesquels : Mme Récamier, Chateaubriand, Victor Hugo, Sainte-Beuve, Alfred de Vigny, Lamartine, Honoré de Balzac, Alfred de Musset, Alexandre Dumas, Jules Hanin, George Sand, Isabey, Talma, Scribe, Eugène Sue, Madame de Staël. Sophie Gay passa les dernières années de sa vie à Versailles. Mais dans cette grande ville silencieuse, "la demoiselle" ne l'a pas passée seule. Comme à Aix-la-Chapelle, comme à Paris, elle avait su réunir autour d'elle un petit cénacle, se faire une petite cour d'amis fidèles et spirituels. C'est au milieu d'eux qu'elle mourut à l'âge de soixante-treize ans.
     

Martin-Guillaume Biennais

1764 - 1843

Ebéniste et Orfèvre de Napoléon 1er

       
Suite à l'emprisonnement en 1815 du comte de Lavallette, Ministre des Postes, le domaine de La Verrière est vendu et acheté par Martin-Guillaume Biennais. Ce dernier y passera les moments agréables de sa retraite et participera activement à la vie locale de notre commune. Il assistait régulièrement aux séances du Conseil Municipal, et s'associait souvent aux mariages célébrés au village. En 1829 il accepta d'être le parrain de l'une des cloches de l'église (son nom est gravé sur l'une d'elles), et en 1834 il fit don à la paroisse de pièces d'orfèvrerie. Martin-Guillaume Biennais fut un ébéniste de très grand talent et un orfèvre de dimension mondiale. Il fut l'orfèvre attitré de Napoléon 1er et réalisa les Régalia pour la cérémonie du sacre : la couronne de lauriers, le collier de la Légion d'Honneur, le sceptre, la boule du monde et la main de justice. Il se verra confier tout au long de l'Empire la réalisation de toute l'orfèvrerie de la Maison de l'Empereur. Son commerce était situé à Paris, rue Saint-Honoré à l'enseigne du "Singe Violet". Ce géant de l'orfèvrerie française du XIXe siècle, su imposer son talent à tous les souverains et à toutes les familles princières d'Europe, et les musées nationaux et internationaux conservent aujourd'hui ses oeuvres.Il s'éteindra à Paris le 27 mars 1843.
     


Antoine-Marie Chamans
comte de Lavallette

1769 - 1830

Ministre des Postes

&

Emilie-Louise de Beauharnais
comtesse de Lavallette

1781 - 1855

       
C'est en novembre 1804 que le comte de Lavallette s'intalle au château de La Verrière. Aide de camps pendant la campagne d'Egypte, Lavallette vécut dans l'intimité de Bonaparte, deviendra son homme de confiance et épousa en 1798 la nièce de Joséphine, Emilie-Louise de Beauharnais. En 1802 pour lui témoigner sa satisfaction, Bonaparte, nommé Premier Consul, lui confia la Direction du Service des Postes qu'il dirigera pendant douze années. En 1808, il perdit son père, qui fut enterré dans l'église du Mesnil. A la veille de son départ pour la campagne de Russie en 1812, Napoléon demanda au comte de Lavallette de cacher la somme de 1.600.000 francs or dans sa maison de campagne. Lavallette hésita puis ne put refuser un tel hommage de son monarque. Il décida donc de cacher ce trésor sous le plancher du cabinet du rez-de-chaussée de son château de La Verrière. L'invasion pussienne commença et 300 prussiens cantonnèrent dans le château. Quinze d'entre eux couchèrent dans la pièce qui recelait le trésor. Ce supplice pour le pauvre Lavallette dura deux mois. Il put heureusement faire parvenir la moitié de la somme à l'Empereur par l'intermédiaire du Prince Eugène, frère de la reine Hortense. Qu'advint-il de l'autre moitié ? La commune du Mesnil-Saint-Denis, dont La Verrière était à l'époque un lieu-dit, fut donc durant quelques mois "le coffre-fort" de l'Empire. Les Lavallette sont entrés dans la légende des couples célèbres, grâce à l'héroïsme avec lequel Emilie-Louise réussit à faire évader son mari dans la prison de la Conciergerie où il fut emprisonné en 1815.
     


Louis-Joseph-Ernest Picard

1821 - 1877

Ministre des Finances
Membre du Gouvernement de
la Défense nationale

       
C'est en 1846 que la famille Picard vint s'installer au Mesnil-Saint-Denis, au château des Ambésis. Né à Paris, fils d'un négociant banquier et d'une mère qui donnait des cours de théâtre à Jules Ferry, L.J. Ernest Picard fut d'abord député de la Seine, puis fit partie du "Groupe de Cinq, noyau de l'opposition républicaine en compagnie de Jules Favre, Emile Ollivier, Jacques Hénon et Alfred Darimon. Fondateur du journal "L'Electeur", il deviendra au lendemain du 4 septembre 1870, membre du gouvernement de la Défense Nationale et Ministre des Finances. Démissionnaire en février 1871, il fut député de Seine et Oise et forma à la demande de Thiers un cabinet où il garda le portefeuille de l'Intérieur, jusqu'au 31 mai. Il fut Ministre de France à Bruxelles de 1871 à 1873, puis sénateur en décembre 1875. Il décéda à Paris le 13 mai 1877. A cette époque Jules Favre, Emile Ollivier, Ernest Renan et Marcellin Berthelot vinrent fréquemment faire de courts séjours au château des Ambésis.
     


Emile Ollivier

1825 - 1913

Ministre de la Justice et des Cultes

&

Blandine Liszt Ollivier

1835-1862

       
Ami d'Ernest Picard, Émile Ollivier viendra à plusieurs reprises se reposer dans notre commune. Ont sait qu'en juin 1860, il séjournera avec son épouse Blandine (la fille du compositeur Franz Liszt et de Mme d'Agoult, la soeur de Cosima Wagner) au château des Ambésis. Il évoque ce séjour dans le 5e volume de son oeuvre L'Empire Libéral qu'il publia en 1895 en dix-sept volumes :

- "...Pendant les vacances, j'allais me reposer dans une maison de campagne de Picard, située à l'extrémité d'un large et salubre plateau, au-dessus de la vallée de Chevreuse, les Ambesys. Nous y étions quand nous parvint l'opuscule condamné : nous en fûmes enthousiasmés, nous retrouvions, sous la plume d'une jeune écrivain* que nous ne connaissions pas, nos idées, nos espérances, celles que j'avais notamment exprimées dans mon dernier discours sur la Presse..." [*Prévost-Paradol - "Les Anciens Partis"]

Avocat, orateur parlementaire, publiciste, ancien préfet de Marseille et de Chaumont, Émile Ollivier fut député de Paris en 1857 et siégea avec l’opposition républicaine [groupe des cinq : Darimon, J. Favre, Hénon, L.J.E. Picard] au sein du Corps législatif. Fondateur du Tiers Parti [1863], il prit position contre la politique autoritaire de Rouher. Réélu en 1863, il se rapprocha du gouvernement impérial et fut ardemment combattu aux élections de 1869 ; il échoua à Paris mais fut élu dans le Var. Rallié à l'Empire libéral, il devint premier ministre avec le portefeuille de la Justice en janvier 1870 [avec l'intérim des Affaires Etrangères] ; c'est sous son ministère que la guerre de 1870 fut déclarée. Émile Ollivier assuma personnellement la responsabilité du déclenchement des hostililités en déclarant maladroitement au Corps législatif qu'il acceptait l'affrontement avec la Prusse "d'un coeur léger... je veux dire d'une coeur confiant que n'alourdit pas le remord parce que cette guerre que nous faisons, nous la subissons". Dès les premières défaites, sa chute est inévitable, il tomba le 9 août 1870 et son impopularité l'obligea à quitter la France ; il émigre alors en Italie. Émile Ollivier, appuyé par Thiers, fut élu le 7 avril 1870 à l'Académie Française en remplacement de Lamartine.Doyen de cette Académie en 1906, il s'éteindra à Saint-Gervais-les Bains le 20 août 1913.

       

Ferdinand-Philippe-Marie

duc d'Alençon

1844 - 1910

       
Ce jeune duc "portant un des plus grands noms de France, apparenté à nos Princes" charma Marie Husson-Carnenac, lors d'une soirée à l'Opéra, où l'avait convié son grand-père Henri-Gustave Carcenac, qui y était fort connu. C'est ainsi que le petit-fils du roi Louis-Philippe, fils du duc de Nemours, vint au Mesnil rendre visite à celle qui l'avait émue. Puis Marie Husson décida de rentrer dans les ordres et de devenir Mère Marie de la Nativité. Le duc viendra à nouveau quelques années après lui rendre visite au Monastère.
     

Docteur Jules Jullien

1842 - 1897

Président de la Société Zoologique de France

     
Ce docteur en médecine né à Charolles (Saône et Loire) en 1842, renonça à sa clientèle médicale et s'embarqua en qualité de naturaliste-voyageur du Muséum national d'Histoire Naturelle pour l'Indochine. Il y devint médecin personnel du roi Norodom du Cambodge. Après son retour en France, il fut porté à la Présidence de la Société Zoologique de France et fut l'un des responsables de l'organisation du Premier congrès international de Zoologie réunit à Paris en août 1889.

Il fit d'importants travaux sur les Bryozoaires et publia ses recherches dans plusieurs ouvrages : Bryozoaires [1888], Bryozoaires provenant des campagnes de "L'Hirondelle" 1886-1888 [1903].

C'est le 18 août 1884, que ce dernier vint poursuivre ses observations sur les Plumatelles (genre de mollusques bryozoaires qu'on trouve dans les eaux stagnantes) dans notre commune à l'étang des Noés.

Il nous dit en parlant de la Plumatella lucifuga : -"On la trouve dans l'étang de Saint-Cucufa de la forêt de Marly, près de Bougival ; bien que cet étang renferme énormément de Nénuphars blancs, aucune des feuilles que j'ai examinées n'en portait trace, elle existait cependant sous les écorces flottantes de peuplier, sous les bois flottants, où elle formait des colonies rampantes portant quelques rameaux. J'en ai encore rencontré quelques rares exemplaires à l'étang des Noés près le Mesnil-Saint-Denis (S.-et-O.), le 18 août 1884, elle rampait sous les feuilles de Potamogeton natans, puis par ci, par là, fournissait des jets de deux ou trois zooecies ; sous une feuille j'ai récolté une petite colonie non rampante et parfaitement ramifiée. Là encore pas de Frédéricelle..."

Le docteur Jules Jullien décédera le 22 janvier 1897 après une cruelle et longue maladie.
     
     

Marie Martel

1872 - 1913

Témoin de l'apparition de la Vierge

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Originaire du village de Cristot, éloigné d'une dizaine de kilomètres de Tilly-sur-Seulles (Calvados), Marie Martel est renommée pour avoir à plusieurs reprises de 1896 à 1899 déclarée avoir vu la Madone entourée d'anges, tout comme trois religieuses institutrices de l'ordre des soeurs du Sacré-Coeur, leurs soixante élèves et des adultes se trouvant incidemment dans leur école.
Sa première apparition eut lieu à Tilly-sur-Seulles, le 25 avril 1896. Si l'on croit la vision de Marie Martel, la Vierge "était d'une beauté céleste, qu'elle était vêtue de blanc avec une ceinture bleue, que des roses d'or étaient posées sur ses pieds nus et qu'à ses pieds, sur une banderolle blanche, elle avait lu ces mots écrits en lettres d'or "Je suis l'Immaculée"".
La Vierge lui aurait demandée la construction d'une basilique pour invoquer Notre-Dame du Rosaire. Elle prétendait qu'elle lui parlait et lui disait à peu près la même chose qu'à Bernadette Soubirous. Marie Martel a raconté avoir eu aussi des apparitions du Christ, de saint Michel, de saint Joseph et de sainte Jeanne d'Arc.

A partir de ce jour, les croyants affluèrent dans le petit village de Tilly-sur-Seulles et une chapelle en bois fut érigée. Elle fut baptisée Notre-Dame de Tilly et Notre-Dame du Rosaire. Des boutiques furent construites où l'on pouvait y trouver médailles et cartes pieuses.

Marie Martel était proche de la famille Husson-Carcenac, pour laquelle elle travaillera d'ailleurs en qualité de couturière. Mme Pauline Husson-Carcenac assistera à plusieurs extases de Marie Martel. Elle nous raconte que pendant les extases de cette dernière : "elle vit en permanence, tombant du ciel autour de la voyante, une pluie de lys et de roses, les fleurs préférées de la Mère de la Nativité".
Dès le commencement de 1897, les extases deviennent plus longues, et surtout à partir du 2 février, ce n'est plus simplement le chapelet que récite la voyante, mais le Rosaire tout entier.
Le 25 mars 1897, Marie Martel eut une nouvelle apparition. Voici son récit : "J'ai vu, comme d'habitude, la Sainte Vierge entourée d'anges. A ses pieds, j'ai vu aussi la Mère Prieure (Mlle Husson-Carcenac), elle avait une couronne d'épines sur la tête. La Sainte Vierge prit cette couronne et la remplaça par une autre faite de roses magnifiques ; j'ai demandé alors à la Vierge de me donner la couronne d'épines... Enfin, j'ai pressenti qu'un grand malheur arrivait. J'ai vu la basilique."
Curieusement, Marie Husson-Carcenac (Mère de la Nativité) venait de décéder la veille le 24 mars 1897. Monseigneur Cosnilleau, alors directeur du Monastère du Mesnil-Saint-Denis, fut tout particulièrement ému par ce récit, car Marie Martel, évoque alors un fait troublant qu'elle ne pouvait connaître, ce dernier étant secret !
Mgr Cosnilleau nous raconte : "Lorsqu'une de nos religieuses prononce ses voeux solennels, le consécrateur pose sur sa tête une couronne d'épines. Je fais venir moi-même ces couronnes de Palestine. Cet emblème suit la religieuse pendant toute sa vie monastique, il reste toujours sous ses yeux pour lui rappeler que la vie n'est qu'une longue souffrance. Dans sa cellule cette couronne est placée sur une planchette. Une religieuse vient-elle à mourir, elle est couchée dans son cercueil la tête ceinte de sa couronne d'épines, qui l'accompagnera désormais après la mort, comme pendant la vie, sous les dalles du tombeau. La Mère de la Nativité, comme les autres, avait été soumise à cette coutume. Marie Martel, ignorait absolument tous ces détails, elle en a vu la réalité, elle a assisté à la glorification de la sainte Prieure au moment où elle fut couronnée de roses, car j'ai la conviction inébranlable que Mlle Husson-Carcenac était une sainte".

Le jeudi 20 juillet 1899, Marie Martel quitta Tilly-sur-Seulles en compagnie de Mme Pauline Husson-Carcenac, pour rejoindre le monastère du Mesnil-Saint-Denis, pour venir y faire la première des trois retraites demandées par la Sainte Vierge. Elle y séjournera jusqu'au 17 août 1899. En février de l'année suivante, elle revint dans notre commune pour y faire sa deuxième retraite, et en février 1903 pour sa troisième retraite.

Marie Martel reviendra régulièrement en retraite au monastère du Mesnil-Saint-Denis : en novembre 1906, en novembre 1907, en septembre 1908, en décembre 1909. Elle nous dit : "Là-bas, c'est comme ici : ce n'est pas moi qui commande et je vous assure qu'il faut obéir, ce qui d'ailleurs est bien doux. Je suis introduite dans la communauté, au milieu des soeurs...J'ai ma cellule, mais pour celles qui font les premières retraites, elles sont à part. C'est la règle". Dans une lettre qu'elle adresse à l'abbé Guéroult, son Père Confesseur et Spirituel, elle nous dit : "Enfin, me voilà entrée en retraite avec mes bonnes petites soeurs. Je suis très contente de la faire avec les religieuses et parce que je suis toutes les instructions... Toutes mes petites soeurs sont très contentes de m'avoir, elles sont on ne peut plus gentilles pour moi. Quand elles me voient souffrante, cela leur fait de la peine. La Mère prieure est vraiment trop aimable pour moi : je suis toujours à sa table. Maintenant je vais vous parler des bonnes petites soeurs. Elles sont très gentilles pour moi. J'aime beaucoup la soeur Marie des Saints Anges et puis la bonne Maman Prieure. Elle ne sait pas comment me prendre pour me faire plaisir. Elle m'appelle "son bébé" mais, malgré tout, je me trouve bien loin de vous... J'ai toujours la soeur des Saints Anges avec moi quand mes prières sont finies ; elle est très gentille ainsi que la Révérende Mère qui m'aime beaucoup. Aujourd'hui, elle est venue réciter son Rosaire avec moi... Mers chères soeurs ont été heureuses de me voir car il y avait bien longtemps qu'elles le désiraient. Elles sont toujours très aimables pour moi. Elles sont bien dévouées, comme si j'en valais la peine !"

Le 7 mars 1906, l'Evêque de Bayeux et le Pape Pie X font arrêter l'exploitation des apparitions. Il est désormais interdit de fabriquer et de vendre des objets et des images à l'effigie de Notre-Dame de Tilly qui ne sont pas reconnues par le Vatican (Réserves émises par décret du Saint-Office en date du 25 mars 1897).

Le 24 octobre 1913, Marie Martel, enfant de Marie, est rappelée à Dieu. Après la vente du château du Mesnil-Saint-Denis en 1927, la famille Husson-Carcenac se retira définitivement  dans la commune de Tilly-sur-Seulles.
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François Coppée

1842 - 1908

Homme de Lettres

       
Ami de la famille Husson-Carcenac, François Coppée vint à plusieurs reprises à la fin du siècle dernier rendre visite à ses amis au château du Mesnil-Saint-Denis. Il connut le succès avec "Le Passant"(1869) à l'Odéon. Grâce à la princesse Mathilde il devint bibliothécaire du Sénat. La guerre de 1870, ses factions de garde-mobile, les souffrances côtoyées le rapprochèrent encore du peuple. "Les Humbles" 1872, consacrèrent son originalité de poète des obscures destinées et des petites choses que ne démentirent ni "Le Cahier rouge" 1874, ni "Les Récits" et les "Elégies" 1878.
     

Fernand Crouan

1845 - 1905

Armateur - Commanditaire du "Bélem"

       
Armateur, chevalier de la Légion d'honneur, Vice-Président de la Chambre de Commerce Nantes, Vice-Consul du Portugal, Vice-Président de la Commission administrative de l'hôpital de Pen Bron, Fernand Crouan est né à Nantes le 23 avril 1845 et décédé le 22 mai 1905. Il épousa dans la chapelle du château du Mesnil-Saint-Denis, le 10 mai 1875, Gabrielle Husson-Carcenac, dont il eut trois enfants. C'est en 1896, qu'il décide de construire pour transporter le cacao et le sucre de son ami le célèbre chocolalier Emile Menier, un nouveau trois mâts "Le Bélem" dont la destinée sera remarquable.
     

Louise Faure-Favier

1870 - 1961

Ecrivain - Journaliste - Aviatrice

 

     

Louise Faure-Favier naquit à Firminy en décembre 1870, d'un père médecin dénommé Paul Faure-Favier.
Elle se marie avec Jean Ernest-Charles, avec lequel elle fonde la revue Le Censeur politique et littéraire où elle donna ses premiers articles. Cette revue de critiques et d'idées parut de 1906 à 1908.
Elle y rencontre un grand nombre d'écrivains de ce début de siècle, et devient intime de Guillaume Apollinaire et de Marie Laurencin, mais encore d'André Billy, d'Erik Satie, de Francis Poulenc, de Picasso, de Cocteau.
Auteur du roman Blanche et Noir publié en 1928, elle est l'auteur de très nombreux articles de journaux consacrés à l'art ou à la vie quotidienne, à la condition féminine..., de feuilletons et de plusieurs romans. Elle se passionne pour l'aviation, qui lui inspire des textes, des guides, des romans.
Pionnière de l'aviation, elle devient l'amie des aviateurs célèbres comme Jean Mermoz et Farman. Recordwoman d'altitude (elle effectue avec Lucien Boussotrot le vol Paris-Dakar et bat le record de vitesse en 1919. En 1930, elle accomplit Paris-Bagdad aller-retour, battant également le record de vitesse), elle donne le premier reportage aérien de TSF et participe à de nombreuses conférences.
Dans les années 30, elle devient conservatrice du Domaine de l'abbaye de Port-Royal des Champs, y écrivit de nombreux articles sur Port-Royal publiés par le Mercure de France. Elle fait de nombreuses recherches sur Jean Racine et s'occupera notamment en 1939 des célébrations du tricentenaire de la naissance du dramaturge.
Parmi les ouvrages qu'elle a publiée chez Grasset citons : Souvenirs sur Apollinaire, un article Guillaume Apollinaire et la musique, et enfin trois volumes de poèmes Notre île Saint Louis, Visages de la Seine, De mes fenêtres sur la Seine.
Officier de la légion d'honneur, elle habita de longues années à Vaumurier, commune de Saint-Lambert des Bois, où elle décède le 5 mars 1961 et où elle sera inhumée.

C'est dans son article Une cité-jardin des écrivains en 1850 publié dans le journal Le Temps du 19 juin 1927, que nous apprenons que Louise Faure-Favier vint dans notre commune pour y rendre visite en 1926 à Paul Dubarry, notaire et maire du Mesnil-Saint-Denis.
En effet, pour rédiger son article, elle se mit en relation avec ce dernier, avec l'aide du médecin de Dampierre le docteur Jalabert, car le grand-père de Me Dubarry avait précisément été le médecin de la cité des écrivains, et en homme d'ordre notait au jour le jour ses moindres actes. Grâce aux précieuses notes du docteur Dubarry, de la faculté de Paris, Louise Faure-Favier nous fait découvrir la liste des personnalités qui vinrent séjourner dans cette cité des écrivains ou plus simplement un hameau composé de très modestes et vieilles maisons couvertes de chaumes, situé près de l'abbaye des Vaux de Cernay.
Ainsi, nous apprenons qu'en 1865, Alphonse Daudet, qui séjourna à Dampierre à l'auberge Saint-Pierre, se rendait chaque jour au hameau de l'abbaye. Le docteur Dubarry ajoute dans ses mémoires que c'est d'ailleurs sur la terrasse de cette auberge qu'il écrivit la fin de Sapho.
On vit également au hameau, Rosa Bonheur et ses deux frères, Germain, fort bon musicien et Auguste, peintre éclipsé par sa soeur ;  Gustave Flaubert ; Alexandre Dumas père, qui parti pour deux jours y demeura tout un mois, sans oublier de citer George Sand qui s'y arrêta en passant par Rambouillet pour se rendre en Berry, ou encore Ingres, qui pendant son séjour à Dampierre alors qu'il travaillait à son tableau l'Age d'or, fuyait le château par une porte dérobée, et courait se détendre jusqu'au hameau.

     

Léon Vannier

1880 - 1963

Professeur en Homéopathie - Président du Centre Homéopathique de France

       
Léon Vannier, fut l'un des promoteurs les plus efficients de l'homéopathie en France et dans le monde entier. En 1912, il crée la revue "L'Homéopathie Française". Il entre avec ses connaissances homéopathiques, dans tous les domaines de la médecine, chirurgie, ophtalmologie, gynécologie, obstétrique, oto-rhino-laryngologie, pédiatrie, psychiatrie, aucun domaine dans lequel il pénètre et où il montre quels sont les étiologies et les traitements adéquats. En 1924, il établit la doctrine de l'homéopathie, décrit les constitutions et les tempéraments, établit les éléments certains et prouvés de l'iriscopie. Auteur de nombreuses publications, il prend le brevet de son Iriscopie et de son Irigraphie. Il crée un dispensaire Homéopathique à Paris, rue de l'Abbé Broute, puis en 1912, un autre Boulevard Montparnasse. Durant la période de 1914-1919 il fut le médecin-chef de l'Hôpital Auxiliaire 182, installé au Monastère du Mousseau, et dispensaient, aidé par un médecin-adjoint et six infirmières, les soins aux blessés au nombre de 55, en juin 1917. En 1927, il devient Président fondateur de la "Société d'Homéothérapie de France. En 1931, il crée à Paris le Dispensaire Homéopathique, boulevard Auguste Blanqui qui existe toujours aujourd'hui. .
     


Paul-Ernest Picard

1868 - 1948

Secrétaire Général de
la Banque de France

       
Fils du ministre des Finances, 'Ernest-Picard, Paul-Ernest licencié en droit commença sa carrière en étant nommé sous-chef de cabinet au Ministère du Commerce en 1896. Le 31 janvier 1898 il devient chef de cabinet du Gouverneur de la Banque de France puis fut nommé le 8 août 1905, Secrétaire Général et à ce titre signataire des billets de la Banque de France. En 1921 il est nommé censeur à la banque d'Etat du Maroc, puis en 1926 et jusqu'en 1934 il gouverna la Banque d'Algérie. Il mourut le 15 avril 1948 après avoir été pendant cinquante ans conseiller municipal et maire-adjoint du Mesnil-Saint-Denis.
     


Le roi Zog 1er d'Albanie

1896 - 1965

&

la reine Géraldine

1915 - 2002

       
C'est en février 1940 que le couple de souverains de la maison royale d'Albanie alors en exil vint demander asile à Herman Gade, ministre plénipotentiaire de Norvège, alors propriétaire du château. La reine Géraldine fera un don de 3.000 francs au Bureau de Bienfaisance de la commune pour les indigents. Le couple restera en séjour dans la commune environ un mois.
     

Harlan Tarbell

1890 - 1960

Prestidigitateur

       
C'est peu après la première guerre mondiale que ce célèbre prestidigitateur, né à Dellavan, dans l'Illinois, fut l'hôte de la famille Husson-Carcenac alors propriétaire du château. Sa venue au Mesnil-Saint-Denis un soir de réveillon de Noël, fit sensation. Ce magicien réalisa ce qui fut appelé "Le miracle du sucre au Mesnil-Saint-Denis" et l'histoire fut même racontée un soir de dîner chez le grand Harry Houdini à New-York. Voici ce que les habitants du village disaient de lui : -"Il y a quelques années, un Cagliostro vint au château des Husson. C'était un étranger, personne ne l'avait vu avant, ni ne savait exactement d'où il venait et où il allait. Mais il fit des miracles. Un jour, Madame Husson avait des invités à dîner ; elle dit qu'elle regrettait de ne pouvoir servir du sucre avec le café. Alors cet homme étrange, Cagliostro, se leva et trouva dans l'air, assez de sucre pour tous les invités. Ensuite il alla au Monastère et pris de pitié pour les Soeurs, les orphelines et les blessés, il leva les mains et produisit encore du sucre. Ensuite une centaine de livres de sucre arriva chez les Soeurs qui purent conserver tous les fruits. Le sucre était apparut dans l'air, Monsieur, matérialisé dans l'air. Oui, Monsieur, matérialisé dans l'air. Oui, Monsieur nous avons vu un miracle".
     

Marcel Rivière

1901 - 1960

Fondateur de la M.G.E.N

       
C'est le 15 décembre 1946, que l'instituteur Marcel Rivière, se voit confier la Présidence de la Mutuelle Générale de l'Education nationale dont il est le fondateur. Il repose dans le cimetière communal.
     

Daphné du Maurier

1907 - 1989

Romancière anglaise

       
L'auteur du célèbre "Rebecca" et de "L'Auberge de la Jamaïque" habita durant quelques années au Mesnil-Saint-Denis, dans une jolie maison "Célina House" située au 48, rue Raymond Berrurier. Née en Angleterre, Daphné du Maurier est l'une des romancières les plus lues dans le monde.
 

Paul Grimault

1905 - 1994

Cinéaste

       
C'est le 29 mars 1994 que décède à la clinique du Mesnil-Saint-Denis, le père du dessin animé français Paul Grimault. Avec son ami Jacques Prévert, il réalise en 1936 son premier court-métrage "Monsieur Pipe fait de la peinture". Leur amitié se poursuivra et à partir de 1947, Jacques Prévert écrit tous les scénarios des films de Paul Grimault. En 1950, les deux hommes mettent en chantier un long métrage "La Bergère et le Ramoneur" tiré du conte de Hans Christian Andersen. Mais c'est seulement en 1977 que Paul Grimault pourra entreprendre de terminer son grand chef-d'oeuvre qui aura pour titre "Le Roi et l'Oiseau". Sorti en 1980, le film obtint le Prix Louis-Delluc.
     


Georges Langelaan

1908 - 1972

Ecrivain - journaliste - Agent Secret

 

     
Ecrivain et journaliste, Georges Langelaan fut tout d'abord agent secret au service de la Couronne Britannique durant la Seconde Guerre mondiale sous le nom de code Pompadour. Il subit une importante chirurgie faciale pour ne pas être reconnu. Langelaan, le jeune officier était devenu Langdon, français pétainiste avec sa petite moustache et sa mèche sur le côté. Après la guerre, il s'intéresse au paranormal  et aux esprits et publie plusieurs histoires sur les fantômes. La double adaptation cinématographique de sa nouvelle "La Mouche" fut un très grand succès mondial. Dans les années soixante, il participe activement à la revue La Planète et Plexus de Louis Pauwels. Il est l'un des spécialistes du Réalisme Fantastique en compagnie de personnalités diverses comme Remy Chauvin, Jacques Sternberg, François de Closets, Paul Emile Victor, Jean Yanne, Roland Topor, René Pétillon, Pierre Yves Trémois... Il collabore au journal Pilote de 1960 à 1963, transmettant ses souvenirs d'agent secret. De juillet 1970 à février 1971, il devient le collaborateur de la revue mensuelle Espionnage de Jacques Bergier.

Georges Langelaan passera la majeure partie de sa vie en France et tout particulièrement dans notre commune du Mesnil-Saint-Denis, où en excellent joueur d'échecs, il enseigna cet art bénévolement au C.L.C de 1969 jusqu'à son décès en 1972.

Parmi ces nombreux ouvrages citons :   "Un nommé Langdon - mémoires d'un agent secret"  ; "Attentat Carabine" ; "La mort au ralenti" ; "Treize fantômes" ; "Torpillez la torpille"  ; "Le Zombi express" ; "Les nouveaux parasites" ; "Le vol de l'anti G" ; "L'indice à l'envers" ; "Nouvelles de l'anti-monde" ; "Club Méditerranée"...

La nouvelle La Mouche a été dernièrement adaptée à l'opéra, sur une commande du Los Angeles Orchestra, à David Cronenberg, réalisateur du film "The Fly" 1986.
     

Elmar Tophoven


1923 - 1989

Traducteur allemand

       
Elmar Tophoven, né le 6 mars 1923, fut le premier lecteur d'allemand nommé à la Sorbonne après la guerre, il avait pris la succession de Paul Celan, auquel il était très lié, à l'Ecole normale supérieure en 1970. Depuis 1952, il traduisait les auteurs français contemporains : Beckett, Dubillard, Sarraute, Simon, Vauthier, Claude Mauriac... en tout plus de cinquante titres. Lauréat de nombreux prix, il avait fondé le Collège européen des traducteurs de Straelen (Allemagne), qui devait servir de modèle. Il décéda le 23 avril 1989 à Straelen (R.F.A), après avoir habité avec sa femme et ses deux fils, au Mesnil-Saint-Denis de décembre 1966 à 1980.
       

Maurice Blanchot

1907 - 2003

Ecrivain

       
L'écrivain et essayiste français Maurice Blanchot, auteur notamment de "L'espace littéraire" (1955), est décédé le 20 février 2003 à son domicile du Mesnil-Saint-Denis (place des Pensées) à l'âge de 95 ans.

Né le 22 septembre 1907 à Quain (Saône-et-Loire), Maurice Blanchot, auteur d'une oeuvre critique et romanesque souvent jugée difficile, était "le dernier des écrivains d'une génération où Marguerite Duras et Dionys Mascolo côtoyaient Emmanuel Lévinas, Michel Leiris, Louis-René des Forêts ou Pierre Klossowski", pouvait-on lire dans le quotidien français Libération. Outre "Thomas l'obscur", le plus connu de ses livres, il est l'auteur d'"Aminadab" (1942), "Le Très-haut" (1948), "L'Arrêt de mort" (1948), "La Part du feu" (1949), "L'espace littéraire" (1955), "Le Livre à venir" (1959), "L'Entretien infini" (1969) puis "L'Attente, l'oubli", une oeuvre allant vers un dépouillement grandissant. En 1983, il publie "Après coup" et participe en 1986 à un ouvrage collectif sur Nelson Mandela.

Il repose au cimetière du Mesnil-Saint-Denis.

       

Marcel Jullian

1922 - 2004

Ecrivain - Scénariste - Homme de Télévision

       
C'est en 1984 que l'écrivain Marcel Jullian décide de s'intaller au Mesnil. Il nous avait raconté comment il avait quitté son atelier de la rue Séguier à Paris et son appartement de l'Hôtel de Nesmond, face à Notre-Dame : "C'est tout simple, je cherchais un espace de liberté pour écrire et le hasard m'a fait m'arrêter à l'Auberge des Chasseurs, près de la Résidence des Quatre Vents. C'était au mois de mai 1984, il faisait beau l'arbre de Judée était en fleurs", cela à suffit à décider Marcel Jullian à s'installer dans notre commune. Il avait été, de 1975 à 1977, le premier président d'Antenne 2, il fut le scénariste des Rois maudits en 1972, des Hommes de bonne volonté en 1983, ou encore de la coproduction européenne Charlemagne, en 1994, et le créateur des émissions Les Dossiers de l'écran, Apostrophes et Le Grand échiquier.. Dans les années 1960-1970, il devient PDG de plusieurs maisons d'édition dont Plon ou Julliard. Proche de Gérard Oury, il écrit les scénarios de quatre de ses films : Le Corniaud, La Grande Vadrouille, Le Cerveau, La Folie des Grandeurs. Marcel Jullian, homme passionné de télévision, est décédé subitement le 28 juin 2004 à l’âge de 82 ans alors qu’il assistait à une remise d’un prix audiovisuel.
       

Edouard Balladur

1929 - 2...

Homme politique - Premier Ministre

       
C'est le 28 octobre 1995 qu'Edouard Balladur accompagné de son épouse, vint au Mesnil-Saint-Denis, pour inaugurer les nouveaux locaux de la Maison de Retraite de Fort-Manoir, acquis par la congrégation missionnaire des Oblates de l'Assomption en 1955, dont le siège est dans le XVe arrondissement, où il est élu député. A cette occasion il remis la croix de chevalier dans l'ordre national du Mérité à soeur Geneviève Lance, la directrice, et la médaille de commandeur des Palmes académiques à soeur Jean Supervielle.
     

Jacques Chirac

1932 - 2...

Président de la République

       
C'est le 7 février 1995 que le Président de la République vint au château du Mesnil-Saint-Denis pour y rencontrer son ami Guy Lefebure, maire de la commune depuis 1983.
 
       
D'autres personnalités du monde du spectacle, littéraire, des arts, de la politique, du sport, vinrent soit professionnellement ou en privée au Mesnil-Saint-Denis et parmi eux :

Personnalités du cinéma : Bourvil, Paulette Dubost, Jean Marais, Gérard Depardieu, Juliette Binoche, Catherine Deneuve, Samson Fainsilbert, Fernand Ledoux, Janine Vila, Alice Sapritch, Suzy Carrier, Bulle Ogier, Christian Clavier, Colette Teissèdre, Michel Barbey, Michel Bardinet, Hélène Dieudonnée, André Chazel, Robert Etcheverry, Pierre Tornade, Jean Lefebvre, Pierre Mondy, Robert Lamoureux, Michel Creton, Magali de Vandeuil, Jean-Pierre Desagnat, Yannick Andréi, Geneviève Casile, Denise Grey, Jacques Balutin, Jean-Paul Coquelin, Pierre Santini, Monique Morisi, Mario Pilar, Yvan Varco, Angelo Bardi, Jacques Dacqmine, Jean Nohain, Guy Marchand, Patrick Guillemin, Michèle Philippe, Paul Faivre, Jean-Pierre Jaubert, François Nocher, Raoul Curet, Edmond Beauchamps, Jean-Jacques Douvaine, Marthe Villalonga, Claude Gensac, Dora Doll, Nicolas Silberg, Roland Bertin, Jean-Paul Rouland, Jacques Marin, Paul Préboist, Jean Berger, Georges Rollin, Constant Rémy, Alexandra Stewart, Robin Renucci, Benoit Magimel, Valérie Lemercier, Claude Rich, Dieudonné, Marthe Keller, Laurent Spielvogel, Patrick Catalifo, Amira Casar, Pierre Vaneck, Wadeck Stanczak, Christian Barbier, Borris Terral, Serge Hazanavicius, Dominique Bouteiller, Claire Maurier, Claire Borotra, Hélène Roussel, Jacqueline Huet, André Chotin, André Berthomieu, Barbet Schroeder, Francis Girod, Diana Kurys, Philomène Esposito, Claude Goretta, John Malkovich, François Dupeyron, Eric Caravaca, Antoine Sire, Gérard Sire, Bernard Rapp, Sandrine Kiberlain, Yvan Attal, Jean-Paul Rouve, Marina Fois, Lionel Abelanski, Michel Vuillermoz, Annick Blancheteau, Philippe Lefebvre, Olivier Mag, Josiane Leveque, Elizabeth Ingham, Josy Bernard,Lizzie Brochere, Xavier Berlio, Myriam Boyer, Robert Dangas, Sandrine Bonnaire, Marina Foïs, Marion Lainé, Pascal Elbé....
Chanteurs : Maurice Chevalier, Guy Béart, Fred Mella, Michel Fugain, Marie Myriam, François Valéry, Jean-Michel Caradec, la Bande à Basile, Millie, Chavaan, Primevère, le groupe Téléphone, le groupe Triangle, Julie Pietri, Pepe de Cordoba, Georges Ulmer, Christophe Bonzom, Marie Fugain, Jacqueline Duforest (co-productrice avec Guy Lux du "Palmarès de la Chanson" "Cadet Rouselle"...).
Musiciens : François I Danican Philidor, André Verchuren, Aimable, Roger Guérin, Jean-Pierre Loré, Jean-Bernard Pommier, Francis Vidil.
Hommes et femmes de Lettres : Abbé Jean Lebeuf, André Gide, Régine Pernoud, Laurence Pernoud, Jérôme Pernoud, Stéphane Loisy, Nicole Tourneur, Michel Tournier, Marc Paulet, Raoul Vergez, Guy Gilbert "le curé des loubards", Eusèbe de Brémond d'Ars, Gabriel Matzneff, Alexandre Desjardins, Dominique Duforest.
Artistes peintres, dessinateurs, sculpteurs : Henry-Edouard Lombard, René Renoux, Léon Fréville, Le Goff, Attanasio, Bennip, Coudray, Deroubaix, Di Marco, Poupard, Trez, Turier, Art Brenner, Armand Payami, Alain Coste, Guy Levrier, Eric Moulard, Didier Chenu, Folkert Van Oort, Catherine Marché, Jean Rigaud, Gabriel Watmann, Jean-François Oudry, Richard Yupi, Michel Ney, Jean Quéméré, Giovanni Carosi, Françoise Gomes, Victor Jean Nicolle.
Hommes politiques : Philippe de Gaulle, Michel Rocard, Franck Borotra, Christine Boutin, Jean-Jacques Beucler, Michel Péricard, Gilles de Robien, Valérie Pécresse, Pierre Bédier, Serge Lepeltier, Edouard Bonnefous, Joseph Raybaud, Pierre Métayer, Jacques Descours-Desacres, Fernand Verdeille, Louis Namy, Paul-Louis Tenaillon, Olivier d'Ormesson, André Mignot, Lionel Tinguy du Pouet, Jacqueline Thome-Patenôte...
Sportifs : le boxeur Robert Charron, Hubert Auriol, le rugbyman Adolphe Jaureguy.
Hommes d'églises : Père Rémi Kokel, Père Pascal Saint-Jean, Père Bruno Linder, Père Artémon Serin, Père Tharcisius Santu, Père Jérémie Douziech, Père Possidius Dauby, Père Florent Schnee, Starets Serge Chévitch, Père Grégoire Krug, Monseigneur Pierre-Antoine Paul Goux Evêque de Versailles, Monseigneur Charles Gibier Evêque de Versailles, Révérend père Godefroid Madelaine, père Joseph de Pantou, Monseigneur L.Théophile Cosnilleau, Révérend père Lesserteur, Jean-Jacques Séguier Evêque de Nîmes, Pierre Habert Evêque de Cahors, Louis Habert Evêque de Perpignan, Monseigneur Jean Charles Thomas Evêque de Versailles, le Métropolite Vladimir Sabodan primat de l'Eglise orthodoxe d'Ukraine, Monseigneur Charles-Rémy Rakotonirina Evêque de Farafangana Madagascar, Révérend Père Exupère Auvray, Monseigneur Thomas-Louis Heylen, évêque de Namur, Mère Marie de la Croix Odiot de la Paillonne, fondatrice des Norbertines de Bonlieu.

 

     
       


Merci de bien vouloir me communiquer
le nom d'autres personnalités venues
au Mesnil-Saint-Denis...
olivier.fauveau@noos.fr

       
       
   
© Olivier FAUVEAU - 2001    
     
       

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